bon et bien voilà, "ça, c'est fait" comme dirait l'autre. Après une séance assez classique tant dans ma façon de la faire que dans la manière dont réagissent les élèves (même s'il aurait été préférable que certains s'abstiennent), je laissai le chargé de mission oberserver une collègue. Pendant ce temps j'essayai, courageusement, de faire cours à ma 6ème lecture (entendre, l'objectif de l'année, c'est qu'ils apprennent à lire) et à ma 5ème débile (objectif : néant). Ce fut dur mais ce fut. Vint alors l'entretien avec le sus-dit inspecteur, qu'il me faut attendre 30 min. Oh, je n'accablerai pas ce brave homme mais plutôt mon cher collègue qui aime se faire mousser et expliquer en long et en large son "projet" (dont il fait tout un mystère; il s'agirait, suppose-je, de passer le concours de chef d'établissement, pourquoi tant de secrets???). Enfin, mon entretien débutera donc par "j'ai pris du retard mais votre collègue voulait me parler de son "projet"". Donc voilà, après 3 heures d'angoisse, le dénouement.
Qui met du temps à arriver. En effet l'entretien comme par la découverte par mon hôte de ma situation (et oui je suis une T1, sortant tout juste de stage). Je lui parle de mon envie d'obtenir l'agrégation (et je ne commet pas l'impair, à l'instar de ma collègue, de dénigrer l'agrégation -travailler moins pour gagner plus- devant un... agrégé) La discussion s'oriente ensuite sur la classe: quel niveau? comportement? Il me fait part de ces conclusions qui concordent assez bien avec la situation. Perspicace le mec! Puis vient le temps... des compliments. J'ai, paraît-il, une réelle autorité sur une classe sympathique, mais qui pourrait être agitée; j'ai également un bon contact avec les élèves. Mon cours est certes un peu long, un peu compliqué peut-être. Mais aucun reproche ne sera énoncé. Des propositions pour rendre le cours plus accessible... Mon idée de poursuivre mon étude des camps de concentration par une étude de cas sur Auschwitz cadre, en outre, parfaiement avec le socle commun de connaissance et de compétence, nouvelle bible (nouvelles orientations dictées par le ministère diront les aigris) du professeur de collège. La classe!
Donc voilà, "ça c'est fait". Mais je ne veux pas embellir le tableau. Disons pour être franc que ça s'est bien passé mais pas non plus très bien. Je ne sais pas si il va monter mon note. Je pense que oui mais il n'en a pas parlé. Donc je ne sais pas. De toute façon, à échelon 2, je ne pense pas qu'il puisse la monter beaucoup.
Merci d'avoir suivi cette saga
Bisous à tous