le blog reunion est une sorte de journal ouvert sur notre vie réunionaise. Prévu à la base pour communiquer facilement avec notre famille, il nous permet de plus en plus de de faire découvrir cette île magnifique.
Notre rentrée n'a pas manqué de rebondissements et de chantiers. Préparation de cours, nettoyage de maison -investie par les margouillas, les araignées et les fourmis qui n'ont toujours pas désespérées d'établir définitivement leur repère dans notre cuisine-, et défrichement de la pelouse. Cette péripétie mérite un développement un peu plus conséquent tant l'ampleur de la tâche s'avérait hors du commun. En effet, après un mois d'abandon aux forces primaires de la nature, notre « jardin » avait pris des allures de nouvelle jungle; sans compter que certaines parties avaient été délibérément laissées en friche depuis notre installation. Souci de préserver des biotopes riches, récompensé par la visite d'un endormi dirais-je; fainéantise dangereuse faisant la part belle aux gîtes larvaires nuancerait Claire. Quoiqu'il en soit il fallait bien constaté ce qui n'était que trop évident : notre coupe-bordure fisher-price ( dont le moteur est « flambant » neuf, consécutivement à son explosion puis sa réparation chez Mr Bricolage) n'était pas à la hauteur du défi. Nous-même avions d'autres chats à fouetter (ou d'autres chiens à écraser ce qui fait plus couleur locale -comprendrons ceux qui sillonneront les routes de la Réunion avec nous-).
Donc, recours à des jardiniers. Après moultes pistes et tergiversations, notre propriétaire, paysagiste de son état, a vent de notre embarras et nous propose de démarcher pour trouver le personnel compétent à bon prix. Effectivement, nous faisons là une belle affaire. La propriétaire s'est en effet engagée sur un tarif, en sous-estimant la quantité de travail nécessaire. Par honneur, elle la respectera tout en nous faisant comprendre que nous nous en sortons à bon compte.
Les 2 jardiniers qui se présentent mardi matin mettent eux-même du temps à saisir ce qui les attend. Il sont finalement obligés de fixer les lames à leurs débroussailleuses pour couper les arbustes retors qui ponctuent notre prairie. Au début cordiaux, ils finissent après 3 heures harassantes à perdre un peu de leur affabilité, et partent précipitamment : pas le temps de boire un second verre en fin de compte.
L'amoncellement des détritus verts, dehors, est impressionnant. Je vois également une grenouille décamper de notre ancien marigot recomposé en savane sèche -ce que j'aime bien c'est que notre pelouse va maintenant brunir au soleil et ne repoussera pas avant longtemps-.
Autre événement marquant : la « rentrée de Claire », ou la rentrée -et sortie- éclair. Après un malaise en cours Claire rentre à la maison. Elle traîne des pieds pour faire un certificat médical. Toutefois, devant l'insistance de l'administration – autre aspect de sa « pesanteur »- elle se décide à consulter un médecin lundi 3 ou 4 février (sans commentaire). Constatant une fatigue sévère il préconise un arrêt maladie de quelques jours. A partir de ce point, l'histoire relatée perd toute prétention à la véracité et ne s'avoue que l'interprétation du narrateur, voire une fiction échafaudé par son imagination (bien au fait,cependant, du tempérament du protagoniste principal). Devant la compréhension du médecin -qui paraît-il n'est pas exactement d'un physique ingrat- elle a la larme à l'oeil. Comment réagir face à cette détresse ? Claire ressort avec un arrêt maladie d'une semaine.
Le verdict du professionnel s'avère clairvoyant. Claire a un vrai besoin de repos.
Nous avons découvert également le loto-quine, un astucieux moyen de subvention des voyages scolaires. Il s'agit d'une sorte de bingo. Les joueurs, dont nous étions, posent des grains de maïs sur une grille comportant des numéros. L'institution très populaire n'a de véritable intérêt que par l'animation qui l'entoure. Très vivant, et en définitive, sympathique soirée.
Les pluies diluviennes qui ont accompagné le passage des cyclones au large de la Réunion ont gonflé le débit des cours d'eau. Les cascades et les bassins, auprès desquels nous pique-niquons le dimanche, sont tropicalement splendides.
Quelques photos des soirées par ici, pour vous aider à tâter le pouls.
Les photos seront en ligne bientôt mais je vous donne déjà ce magnifique texte de Simon. Bisous