par où commencer... C'est ça l'inconvéniant de ne pas écrire pendant longtemps, on finit par perdre le fil. Et puis, comme aujourd'hui il n'y a pas d'images, j'ai peur de perdre une parti de nos visiteurs réguliers... Du coup, je charge Simon de prendre des photos de notre intérieur. Et voilà
Lundi dernier: passage de relais
départ matinal pour Saint Denis où l'on retrouve Françoise Rancoules, ex-voisine de Simon, qui s'apprête quelques heures plus tard, avec son mari, à quitter définitivement cette île sur laquelle ils ont vécu quelques heureuses années. En partant, ils nous lèguent un certain nombre d'affaires qui nous permettent de commencer du bon pied notre installation: un canapé en rotin, un lit de camp, un matelas une place, des hallogènes, des tables, deux chaises, des étendoirs à linge, de la vaisselle, des guides pratiques, des conseils et une bonne humeur qui nous tient toute la journée. Ils nous vendent aussi à "prix d'ami" leur 206, une affaire! Mettre tout ça dans deux voitures relèvent du défi que nous relevons avec habilité vous vous en doutez. On remercie chaleureusement les Rancoules qui nous parlent avec affection de Chantal (la mère de Simon pour les non initiés) puis on file sur Bras Panon. Enfin, Simon et moi crochetons par la maif pour être bien en règle. Là, l'ancienne locataire nous fait une place dans le garage de notre futur chez nous puis nous rentrons gaiement au Tampon
Mardi, journée Tampon, franchement, rien de bien passionnant alors je zappe sur les parties de ping-pong et autre commande à la Redoute.
Mercredi: direction Bras Panon pour l'état des lieux. Les formalités avancent à un rythme, disons suffisament souple pour nous permettre de faire plus ample connaissance avec nos propriétaires (enfin, ceux de notre logement, pas l'éducation nationale). Nous mangeons au resto de la coopérative. C'est le début d'une trilogie gastronomique dans les limites de notre commune.
mercredi PM et jeudi : la course aux courses (titre spécialement didicacé à E.D. si elle nous lit)
Commence ensuite le grand ballet des courses, au petit bonheur la chance. S'équiper c'est une activité terriblement exigeante et peu économique. Encore que cet adjectif soir impropre : au contraire, quelle intégration à l'économie mondialisée! Des peintures locales, du sapin de Sibérie, un ordinateur d'Inde, des lampes chinoises, du chocolat suisse... ça me rappelle un poème de Prévert tout ça. Une invitation gratuite chez Mme Annibale à qui me le retrouvera! Mme Annibale ? C'est le nom d'un restaurant (et chambres d'hôtes) qui se trouve à deux pas de chez nous et où nous nous rendons le soir. On voit les enseignes depuis le "bureau de Claire" (plus idoine serait chantier). Pour un prix raisonnable, une cuisine d'exception, et par dessus le marché une collection de rhum ou de punch arrangés façon maison. Le punch citron fait un peu bergamotte, celui banane vaut le détour, le tamarin a des accents de génépi en plus suave etc ... Alors, tentant, n'est-ce pas?
La dame qui tient l'établissement semble elle aussi avoir du caractère. Elle aurait lancé la mode du canard à la vanille à travers l'île. Bientôt, threw all the world... et évidemment elle s'appelle Annibale.
Voilà pour l'épisode 2 de reste au Resto!
Mais, petite analepse. Disons que nous arrivons harassé à ce resto. Pourquoi ? réponse ...
Inaugurons ici une seconde trilogie (y en aura-t-il trois ? = serait-ce une cubologie ?) : je prèf la préf (en plus les titres déchirent). Nous étions cet après-midi à St Denis avec pour mission prioritaire de régulariser la carte grise de la 206 X-line fraîchement acquise.
Nous nous étions partagé les tâches. Moi, à la préfecture... et Claire cherchant Harry Potter. Résultat chou blanc. Il faut repasser le lendemain matin pour les papiers. Pour Claire, il faut qu'elle soit patiente puisque bientôt des Harry p. seront livrés sur l'île.
Jeudi matin rebelotte : mission préfecture et La Redoute pour retirer des colis. Même résultat. Après une longue attente, nous apprenons que nous sommes rattachés à la sous-préfecture de St-Benoit. Colis non livrés pour le moment (des annonces préviennent que le délai de 24 h n'est pas assuré : élégante litote, nous serons livré la semaine prochaine).
on passe le reste de notre temps entre Mr.Bricolage, Carrefour, But etc...
Vendredi
je trouve la ss-préfecture de St Benoit après avoir lontemps erré autour. Mais, stupeur! il manque un papier. Nulle part, il n'est précisé qu'il n'est nécessaire. A St Denis, le dossier avait d'ailleurs été validé comme complet par le fonctionnaire compétent. Alors, plus qu'à faire demi-tour. Par bonheur, je trouve la pièce manquante dans les papiers de la boîte à gant.
Aujourd'hui, les propriétaires sont passés résoudre quelques menues avaries. Avec diligence et efficacité, tout a été réglé. Un robinet qui déraille! On en achète un autre.
Ils sont venus avec quelques outils pour bien faire les choses. Ainsi, non seulement ils sont malins, mais aussi sont-ils générux puisqu'ils nous abandonnent quelques uns des ustensiles utilisés. Clou du spectacle, ils nous proposent de découvrir le restaurant des becs fins, là encore à proximité.
Très bon rapport qualité/prix. Nous reviendrons. Pour les gourmands, buffet créole à volonté. Et, la dodo le la! (comprenne qui viendra). En fin de compte, le seul regret qu'on peut avoir c'est que la formule boisson non limitée et nourriture à satiété ne soient pas réunies dans le même établissement.
En plus, on nous invite. Si c'est pas bon ça. J'ajouterai même que nos convives savent tenir correctement une conversation. On en apprend de belles sur Madagascar etc
après-midi ménage, peinture ...