le blog reunion est une sorte de journal ouvert sur notre vie réunionaise. Prévu à la base pour communiquer facilement avec notre famille, il nous permet de plus en plus de de faire découvrir cette île magnifique.
Las de notre quotidien panonais assez fatiguant cette année, nous avons décidé de nous mettre au vert ce week-end. Direction Grand-Bassin. Pour ceux qui connaissent, c'est ce magnifique point de vue que l'on attrape après la plaine des cafres et qui surplombe une vallée très encaissée.
La descente est connue pour être assez raide et donc assez traître pour les muscles. Sachant cela, j'ai tout de même oublié mes bâtons...
Nous voilà donc, en ce beau samedi matin, en haut de notre balade, garant la voiture sur le bord de la route, enfilant nos chaussures et prêts à descendre pour une nuit dans un îlet coupé du monde. Comme promis, la descente est raide, d'ailleurs de nombreux raiders y font leur jogging matinal. C'est un peu la Bastille du coin. Nous, on la joue soft. Quelques pauses photos, on boit, on mange un peu du gâteau bananes de Simon. On a toute la journée. Dommage tout de même que le temps se gâte, la cascade visible depuis le plateau nous augure une baignade bienfaitrice. Nous descendons encore et nous voilà enfin aux portes d'un des plus beaux îlets que nous ayons vu. Il est tout fleuri, les petites allées sont mignonnes comme tout, les petites cases, les petits champs... Mais pour le moment, nous n'avons qu'un objectif en tête : la cascade. Tandis que, à cette fin, nous traversons l'îlet, nous tombons sur notre gîte. On fait connaissance avec nos hôtes qui viennent juste d'arriver et en profitons pour nous délester d'une partie de notre barda. Nous suivons la rivière et descendons par des chemins escarpés jusqu'au fond de la vallée. La cascade est toute proche. Les nuages aussi. Nous croisons trois jeunes femmes mouillées jusqu'au nombril (ou plus selon leur taille respective). Elles n'ont pas réussi à escalader le rocher qui permet de longer la rivière sur la gauche, elles ont donc traversées avec les sacs sur la tête. Fors de mon passé d'escaladeuse du dimanche sur les rochers de Fontainebleau, je me lance, intrépide, l'appareil photo autour du cou, dans l'ascension de cet éperon rocheux... et m'en tire à merveille (vous vous imaginiez une autre « chute », n'est-ce pas?). La cascade... enfin. Vous vous en doutez peut-être mais l'instant tant espéré n'est pas à la hauteur de nos attentes. La cascade est très belle mais peut-être moins que d'en haut et le temps, surtout, n'invite pas à la baignade. On enfile donc notre pique-nique rapidement avant de reprendre le chemin pour le gîte : il fait froid, il y a du vent et la pluie menace. Dans ce sens là, l'escalade est plus difficile et je me fais une petite frayeur mais gère finalement plutôt bien la situation (petite pensée pour les ascensions « agréables » de mon papa).
Mme Nativel nous offre le café tandis qu'elle discute âprement avec on ne sait qui mais il est question de devoir payer des choses sans rien avoir en retour de la mairie. On ne cherche pas tellement à savoir et de toute façon mi coze pa tro kréol! Petite sieste sur un lit tout mou. Je file pour un safari photo de l'îlet, bientôt rejointe par mon cher et tendre qui finissait son petit somme. L'après-midi passe calmement. Bientôt vient l'heure du repas que nous dégustons seuls, le gîte est vide. Notre hôte s'assure que nous ne manquons de rien. Du fait de la particularité de notre couchage évoquée plus haut, il paraîtrait que j'ai dormi au milieu du lit et que du coup, Simon, en gentleman refusant de déranger sa belle, aurait mal dormi. Cette assertion est très suspecte selon moi mais je me sens l'obligation de la transposer ici.
Enfin, l'îlet est encore plus beau le matin. Après le petit-déjeuner, nous l'admirons une dernière fois en le traversant et entamons la remontée. Mes jambes ne me font curieusement pas mal. J'ai un peu peur car il semblerait que depuis quelque temps, mes genoux me fassent des misères. Bien sûr, on croise des joggers du dimanche, bien sûr, on se fait doubler, bien sûr, on fait des pauses, mais que dire? Nous nous sommes pas pressés. La fin nous paraît un peu longue et finalement, nous arrivons sur le plateau. Le temps de boire quelques gorgées d'eau et nous voilà repartis vers les nuages de l'est que nous laisserons, finalement, à la Plaine-des-Palmistes.
L'histoire pourrait s'arrêter là... Mais malheureusement, dès le dimanche après-midi, les courbatures aux cuisses sont telles que je ne m'aperçois pas tout de suite que j'en ai de belles aussi aux mollets! Impossible de descendre trois marches (et il y a en une trentaine pour atteindre la salle des profs)! Le comique de la situation (ça fait mal mais ça va passer et puis, ça m'apprendra à m'empatter aussi!) perd de sa superbe depuis que je ressens une vive douleur aux genoux. J'ai du mal à rester debout! Ah, il est dur de vieillir.
Sur ces bonnes paroles, mamy Claire vous salue et vous laisse avec ces quelques photos...