les actualités de la semaine ne tournent ni autour de nos élèves, ni autour de nos invités... Elles concernent un certain concours que nous connaissons maintenant plutôt bien. Je dois prévenir les plus impatients que le dénouement de cette histoire n'interviendra que fin mai. Tout commence par un magnifique mardi matin. Vincent et Estelle dorment encore du sommeil du juste quand nous venons les déranger pour récupérer nos derniers accessoires. Ne sachant pas exactement où se situe le "gymnase du stade de l'est", nous partons dès que les sandwichs sont prêts. Ce n'est pas très difficile à trouver finalement. Une heure trente à attendre... Bon. Une fois le délais écoulé, nous pénétrons dans le gymnase : des tables à perte de vue... Mais nous ne sommes pas si nombreux. Tous les agrégatifs de toutes les matières sont là, et nous sommes quand même 5 à tenter celle de géo, plus nombreux que les agrégatifs d'histoire! Incroyable! Nous préparons nos entêtes, sortons nos crayons de couleurs, préparons nos sandwichs, les bouteilles au pied de la chaise... Nous voilà prêts!
"Attention, il est 11h". Aïe... "vérifiez d'avoir bien éteind vos portables" aïe aïe... "distribution des sujets" aïe aïe aïe... "vous pouvez retourner le sujet" ... Mondialisation et énergies... mondialisation et énergies... Bon, bah, c'est parti. Et nous voilà lancé dans une dissert de 7 heures. J'ai un peu de mal à me remettre dans le coup... en 5 heures j'en ai fini. Je ne suis pas mécontente de moi même si je me sens toute rouillée.
En attendant mon cher et tendre, je vais faire un tour au centre commercial, prend un café tout ça... et je retourne au centre d'examen vers 17h30 prête à attendre une demi heure Simon. Mais, bizzare, il sort avant les 7h! Oulà, il n'a pas l'air très en forme. Envie de vomir tout ça... Mais assez satisfait de lui-même. Juste un peu déçu de ne pas avoir pu finir et développer ces derniers exemples. En en parlant, on se rend compte qu'on a monté notre argumentation sur les mêmes bases (ce qui me rassure) sauf que ses exemples sont bien plus nombreux et fouillés. Cool! Simon vise en rigolant le 17 et moi le 7! Du coup la pression monte...
En rentrant, Vincent s'intéresse au sujet (il aurait pu faire géo je crois), on mange et au dodo. Le lendemain, on rajoute à notre trousse de l'ibuprofène qui s'avèrera nécessaire. En plus, on fait le plein de vitamine C. On est prêt. Nous voilà lancé sur « les dynamiques littorales en France ». Le point positif, c'est que le sujet aurait pu tomber sur la Russie, le point négatif, c'est ce « dynamique » qui ne m'inspire guère. Enfin, en deux dissert, je place habilement deux schémas de la Réunion!
Les sujets au choix du lendemain sont plus ou moins tentant : « repenser les relations ville-campagne », « les dynamiques littorales » (orienté géographie physique) et « les transports en Europe, facteur d'intégration » (en gros). Bon, on choisit tous les deux le premier sujet qui s'avère bien intéressant. Le hic, c'est tout ce vocabulaire imbuvable de Gorha-Gobin pour ceux qui connaissent (les edges cities, les edgless cities...???).
Et enfin, vient l'épreuve tant redoutée de l'Histoire. Sans grosse surprise c'est Byzance qui tombe (du milieu du XVIII° à 1204), le tirage au sort, tu parles! A la base on n'y connaît rien, mais en plus, sur le sujet « l'aristocratie et Constantinople »!!! Je gratte 6 pages, Simon 8, histoire de passer du 1 au 1,5, on ne sait jamais, parfois ça se joue à ça. Bilan : nos réussites en géographie viendront-elles compenser notre échec historique? A voir, peut-être, pas sûr, sans commentaire...
Pour se remettre, on enchaîne resto chez Eva Hannibal, rando au piton de la Fournaise et soirée chez une amie qui fête ses 27 ans. Dimanche, Vincent et Estelle vont au trou de fer par la forêt de Bélouve tandis que nous tentons de travailler. Puis reprend notre habituel semaine. Nos invités s'occupent de leur côté : balade, plage... Ils rentrent juste de deux jours de rando, nécessaire à l'ascension du piton des neiges (par la plaine des cafres). Ils nous feront un bilan devant une bonne bière dès qu'ils auront fini de se décrasser. En attendant, je vais me mettre à faire le repas (rougail bois de songe)
Bisouches à tous